Billets de la catégorie "Communications"

«L’état et les entreprises sont victimes des réseaux sociaux»… Vraiment???

24-04-2012   //   par Victor Henriquez   //   Analyses, opinions, Communications, Facebook, Médias sociaux, PR, Tendances, Twitter  //  Pas de commentaire

Malgré leur popularité, les réseaux sociaux sont encore, en 2012, un terrain inconnu pour de nombreux dirigeants d’entreprise et de l’état.  Il n’est donc pas surprenant, ce matin, de voir dans Le Devoir  un article intitulé «l’état et les entreprises sont victimes des réseaux sociaux».  Dans cet article, Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du Patronat, effectue un lien entre la difficulté des entreprises et de l’état à passer leur message et l’avènement des réseaux sociaux et nouveaux médias.

 

« Je m’attendais à ce que ce soit difficile de faire passer notre message dans la population, mais c’est devenu pire avec le temps » «L’arrivée d’Internet a amené l’explosion de médias sociaux où l’information se fait plus personnalisée, mais aussi beaucoup moins objective, rigoureuse et fiable»  Yves-Thomas Dorval.

 

Cette déclaration est une démonstration du manque de compréhension que les entreprises et, surtout, les hauts dirigeants ont des réseaux sociaux.  Ces espaces, tel que leur nom l’indique, sont des endroits de partage d’information, de diffusion de celle-ci et de discussion entre les intervenants de tous les milieux et de tous les âges.  Les réseaux sociaux sont le parvis de l’église des temps modernes.  L’endroit où se croisent rumeurs, information, discussion et débat. La différence est qu’au lieu de se retrouver seulement le dimanche, les internautes se réunissent aujourd’hui à toutes heures du jour ou de la nuit en ayant accès à un flux permanent d’information.  Dans ce contexte, l’information est aujourd’hui une denrée commerciale à consommation rapide.  Celle-ci est traitée et diffusée selon des règles d’éthique toujours aussi strictes mais avec une population gourmande de transparence, de variété et de débat.  Il est vrai que les sources d’information n’ont pas toujours la même fiabilité mais il faut faire confiance aux citoyens qui savent et veulent faire leur propre sélection.

 

Le rôle des entreprises et des élus est donc de s’adapter.  Cette adaptation qui a déjà eu lieu à d’autres époques, comme lors de l’apparition de la télévision ou de la radio, passe par la mise en place de nouvelles structures de communication plus flexibles, plus rapides et plus transparentes. Celles-ci permettront à l’état ou l’entreprise d’intervenir dans les réseaux sociaux en respectant les règles de ceux-ci, de structurer son message d’une façon claire et accessible, de répondre aux besoins de la clientèle efficacement et de surveiller ce qui se dit et discute à votre sujet sur le web.

 

Un réseau social est un canal de communication.  Il n’a pas d’âme propre ou d’opinion.  Il est défini par les intervenants qui s’y trouvent.  C’est une responsabilité de l’entreprise de s’y présenter avec les bons outils, la bonne attitude et la bonne stratégie.  Tous les médias ont leurs défauts mais l’essence même de la communication est de savoir s’y ajuster et de transformer, ce que Mr Dorval décrit comme une difficulté, en opportunité.  Encore faut-il vouloir le faire….


Les relations gouvernementales: guide de base

28-03-2012   //   par Victor Henriquez   //   Communications, Gouvernements, Politique, PR  //  Pas de commentaire

Plusieurs personnes nous demandent régulièrement quel rôle joue un professionnel des relations publiques dans le domaine des relations gouvernementales.   Dans un climat aussi diversifié et rempli de différents groupes d’intérêts, il est important de s’assurer de développer un canal de communication efficace avec les acteurs décisionnels.  Ces acteurs peuvent être au niveau des municipalités, de l’administration provinciale ou de l’administration fédérale.

Dans tous ces cas, il est important, pour effectuer des relations gouvernementales avec succès, qu’elles soient insérées dans une stratégie de communication globale.  Les acteurs politiques sont influencés par leurs citoyens et le discours que nous devons avoir avec eux doit concorder avec celui qui est prôné avec le grand public.

De plus, il est important d’effectuer vos relations sans partisannerie et sans oublier l’importance des fonctionnaires.  Ce sont souvent eux qui effectueront les recherches approfondies dans vos domaines d’expertise et les meilleures personnes pour vous écouter sur le fond de vos demandes.  Pour ce qui est de la partisannerie, il ne faut pas oublier de développer dans une vision à long terme où les gouvernements autant que les décideurs, quel que soit le niveau, sont interchangeables.  Positionner votre dossier au-delà de la partisannerie politique vous assurera que tous les décideurs puissent travailler en concertation à l’avancement de votre cause ou de vos intérêts.

Effectuer des relations avec le gouvernement demande du temps et une connaissance profonde de la façon de fonctionner de celui-ci.  Ce ne sont pas toutes les préoccupations qui doivent être adressées de la même façon ni aux mêmes acteurs.  Ne négligez pas non plus, l’importance de l’entourage des décideurs.  L’expérience nous dit que de nombreuses décisions sont prises en équipe avec l’intervention active de conseillers qui sont le lien du décideur avec les leaders d’un domaine.

L’image du lobbying a été quelque peu entachée durant les dernières années.  Il est cependant faux de croire que cela consiste à participer à des activités de financement politique et à être proche des élus pour changer leurs décisions.  C’est un travail stratégique qui nécessite d’une réelle planification, d’une d’identification des enjeux, d’un accompagnement soutenu et d’un suivi qui permettra à votre organisation de se positionner comme un partenaire et une source d’information.  De cette façon, vous pourrez faire entendre votre voix et être bien informé sur les décisions gouvernementales.


Mieux vaut être prêt avant d’affronter un journaliste !

2-03-2012   //   par Steve Flanagan   //   Communications, Médias, PR  //  Pas de commentaire

Jamais nous le dirons trop souvent, vaut mieux être prêt avant d’accorder une entrevue à un journaliste. Et attention, être prêt ne veut pas dire répéter « sa cassette », c’est-à-dire de s’en tenir uniquement à un petit bout de phrase sans signification!

Pour le journaliste Réjean Léveillé, chef d’antenne à TVA, les attentes à l’égard des porte-parole sont simples : Être prêt ! Et attention, le journaliste sait ce qu’il veut obtenir du porte-parole.

Écouter les commentaires de Réjean Léveillé :

 


La mort du communiqué de presse … et sa réincarnation

22-02-2012   //   par Victor Henriquez   //   Communications, Médias, PR  //  Pas de commentaire

Selon les chiffres publiés par le CEFRIO, 78,4% des québécois ont utilisé internet au moins une fois dans la dernière semaine.  Cette statistique nous démontre l’importance du numérique dans notre société et l’information n’y fait pas exception.  Dans ce contexte, l’accessibilité à l’information a été multipliée de façon exponentielle et les outils de diffusion que nous utilisons dans le domaine des relations publiques doivent s’adapter.  C’est le cas du communiqué de presse.

Nous pouvons d’emblée annoncer la mort du communiqué de presse conventionnel.  Un communiqué de presse de 300 mots, sans aucun complément, est aujourd’hui assuré de finir dans un bac de recyclage. Le journaliste doit répondre au besoin d’information précise du public pour se démarquer de ce que l’on trouve en faisant une recherche sur Google. Vous serez donc gagnant à vous servir de votre communiqué comme un espace qui centralise l’information que vous diffusez à travers les différentes plateformes de votre organisation.   Plus votre communiqué permettra de trouver facilement de l’information complémentaire à votre annonce ou à votre entreprise, plus il sera utile au journaliste, qui doit préparer son reportage, ainsi qu’au public qui partage de l’information sur les réseaux sociaux et qui parcours la toile.

Un communiqué proactif auquel on peut joindre des éléments vidéo, des entrevues, ou des analyses plus approfondies sur le sujet vous assurera de devenir LA source de confiance du lecteur et du journaliste.  D’ailleurs, de nombreux outils sont aujourd’hui offerts par Marketwire et CNW pour vous aider à dynamiser les communiqués et offrir une plateforme d’information par son entremise; plutôt qu’un simple texte.

Finalement, nous vous recommandons de prendre en considération les outils numériques dans la rédaction de votre communiqué. Un titre en 126 caractères-espace (pour le transmettre sur Twitter), un texte qui prend en considération les mots-clés et les règles d’indexation plutôt que le vocabulaire organisationnel, un format simple et lisible sur toutes les plateformes (évitez les PDF) et des hyperliens intégrés au texte sont autant de façon de vous permettre de faire votre place sur la toile autant pour le grand public que les journalistes.

L’ère du communiqué de presse repris en intégrale est vouée à disparaître.  Cependant, un communiqué bien documenté, auquel on ajoute des éléments de partage (vidéo, entrevue audio) et qui devient une vitrine de toutes les plateformes utilisée par l’organisation, peut être une arme redoutable d’efficacité.

Pour agrémenter la discussion, voici un article publié sur le blogue de Marketwire en octobre 2011.


Gérer c’est communiquer ! Et communiquer c’est écouter !

16-02-2012   //   par Steve Flanagan   //   Communications, Gestion  //  Comments Off

Pour devenir un leader il faut savoir communiquer clairement et efficacement. Que ce soit une vision, des objectifs ou des tâches, un bon gestionnaire doit savoir atteindre la corde sensible de ses coéquipiers. Et pour réussir sa communication c’est d’abord et avant tout savoir écouter.

Nous avons demandé à des gestionnaires d’équipes quels étaient, selon eux, les principaux facteurs de réussite d’une bonne communication.

André Bombardier, superviseur de flotte, Air Liquide

  1. L’écoute
  2. Le ton

Charles Drouin-Brunet, superviseur principal, Société de transport de Laval

  1. L’écoute
  2. Se donner le temps

Pierre Dandoy, vice-président principal, exploitation Loblaws du Québec et Provigo

  1. La passion
  2. La vision

Annie Cornellier, directrice adjointe et chef des opérations, Activitées et centres de prélèvements, Groupe BIRON

  1. L’engagement, la motivation
  2. Accompagnement

Écoutez le clip vidéo:


Appuyer une cause : comment bien le faire

9-02-2011   //   par Gilles Dauphin   //   Communications, Gestion, PR, Publicité  //  Pas de commentaire

Voici les conseils de Maryam Banikarim, vice-présidente Ventes et marketing de NBC Universal, dans How Merketers Can Cut Through Cause Clutter.

  • Il faut que ça soit facile. Pas besoin de faire autre chose que d’acheter.
  • Il faut que les client(e)s voient l’impact de leur achat et puissant le mesurer facilement.
  • Idéalement, il faudrait que cela soit une experience “familiale” en impliquant par exemple les enfants.
  • Misez sur les aspects positifs de votre marque.
  • Démontrez que vous respectez les valeurs dont vous faites la promotion.
  • Choisissez une cause qui “colle” à votre marque et à votre clientèle.
  • Faites-en une expérience plaisante.

Réseaux sociaux et politique aux É-U

4-02-2011   //   par Gilles Dauphin   //   Communications, Comportements, Médias sociaux, Politique  //  Pas de commentaire

Selon une étude du Pew Internet Project, 21 % des internautes adultes américains ont utilisé les réseaux sociaux dans le cadre des dernières élections législatives. Voici le passage qui m’a le plus intéressé : Pourquoi l’ont-ils fait ? Il semble que le fait de socialiser avec les candidat(e)s et leurs militant(e)s étaient beaucoup plus importants que celui de s’informer.


État de l’information au Québec

1-02-2011   //   par Gilles Dauphin   //   Communications, Études et statistiques, Médias, Société  //  Pas de commentaire

Une lecture indispensable : le rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec, L’information au Québec : un intérêt public. La lecture du chapitre sur l’État des lieux s’impose vraiment et particulièrement, la présentation de la situation ailleurs dans le monde à propos des aides publiques à la production et à la diffusion, le nouveau contexte technologique et le statut des journalistes.


Information: où se renseignent les américains

12-01-2011   //   par Gilles Dauphin   //   Communications, Études et statistiques, Tendances  //  Pas de commentaire

Dans Trends in Consumers’ Time Spent with Media, eMarketer a compilé les résultats de plusieurs recherches pour déterminer combien de temps les américains consacraient à s’informer et sur quel support. Donc, l’américain moyen consacre chaque jour

  • 4h24min à la TV et au vidéo
  • 2h35 sur Internet
  • 1h36 à la radio
  • 50 min sur des appareils mobiles
  • 30 min avec les quotidiens et
  • 20 min avec les magazines.

Il faut noter que l’utilisation des mobiles pour s’informer est en hausse (28 %) tout comme celle d’Internet (6%) alors que le tmeps consacré à la lecture de quotidiens et de magazines est en baisse (9 %).


Les sources d’information des journalistes

27-10-2010   //   par Gilles Dauphin   //   Communications, Médias, PR  //  Pas de commentaire

Selon un sondage réalisé par PRWeek et PR Newswire, les journalistes américains privilégient les outils suivants dans leurs recherches :

  1. Google et les sites de recherche (95 %)
  2. Les sites corporatifs (93 %)
  3. Wikipedia (47 %)
  4. Les sites d’agences de presse (36 %)
  5. Les blogues corporatifs (34 % versus 25 % en 2009)
  6. Les réseaux sociaux (33 % versus 24 % en 2009)
  7. Les blogues “indépendants” (32 %)
  8. LexisNexis (19 %) et enfin
  9. Autres (16 %)

Corporate Blogging Goes Mainstream


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